Les Cahiers Du CRASC

Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle

Index des cahiers

Les cahiers du Crasc, N°1, 2001, p. 11-20 | Texte intégral


 

 

Abdelkader LAKJAA

 

 

À partir d’un rappel rapide des étapes les plus significatives dans l’élaboration de la technique d’entretien non-directif de recherche (ENDR), il sera tenté de montrer en quoi le recours à cette technique d’observation s’avère être un passage obligé menant à la connaissance des référents et représentations d’une vie sociale en train de se faire, d’une société en train d’émerger.

Mais l’adoption de la technique d’entretien dans la pratique socio-anthropologique, plus que dans toute autre science sociale, conduit le chercheur à opérer une série de ruptures : en philosophie (liberté, démocratie), en épistémologie (réhabilitation de l’enquêté comme détenteur \ producteur de savoirs concrets), méthodologie (dépassement de l’alternative quantitatif \ qualitatif, général \ particulier...).

De telles prises de positions débouchent sur un état d’esprit relativement nouveau (rapport à l’incertitude et prise de risque) ou l’engagement à travers la pratique scientifique (tant par l’intérêt accordé à certains objets d’étude que par le choix de telle ou telle technique).

L’entretien : une pratique relativement ancienne

Si, en général, on s’accorde à situer l’origine de la technique d’entretien dans la célèbre recherche menée au sein de la Western Electric, en 1929, à la demande de cette entreprise, sous la direction d’Elton Mayo, il n’en demeure pas moins que cette démarche puise ses premiers fondements dans bien d’autres expériences antérieures. Parcourons rapidement les grandes étapes marquant la constitution de cette technique d’enquête.

Les monographies de Frédéric Le Play

En 1855, Frédéric Le Play enquêta à travers l’Europe, alors en pleine phase d’industrialisation, et publia ses résultats sous le titre les Ouvriers européens. D’un point de vue méthodologique, Le Play est considéré comme l’un des fondateurs de la sociologie expérimentale que lui permettait de mettre en œuvre la méthode de l’«observation directe ». Cette démarche suivie à travers les monographies de familles ouvrières, saisies à la lumière des budgets familiaux, le conduisit en 1859 à synthétiser ses enseignements ainsi : « il vaut mieux écouter qu’interroger ».

Ce ne sont ni la qualité de ses travaux statistiques (sur le commerce international des substances minérales ou sur les conditions de vie objectives des familles ouvrières européennes) ni même ses fréquents voyages à travers le monde qui font l’originalité de Le Play – originalité qui «ne réside donc pas tant dans l’observation directe de la réalité sociale que dans la manière dont il procède  et dans le projet scientifique qui sous-tend l’observation. Les concepts, la méthode, les techniques que Le Play est amené à inventer au fil des années, constituent les bases d’une science sociale qui sont absentes des entreprises de ses contemporains. Cette élaboration est à la mesure de son ambition : comprendre le mouvement des sociétés, c’est-à-dire l’alternance entre la prospérité et la décadence, et le passage de l’une à l’autre »[1].

Les perspectives de William Dilthey

En 1910, le philosophe allemand William Dilthey reproche au « siècle philosophique » le fait « d’expliquer la vie à partir d’une théorie universelle et abstraite » ; il finit par rompre « avec les approches holistes et les méthodes des sciences de la nature »[2]. Il illustre sa critique par des références aux psychologues, à propos desquels il écrit en 1894 : « La façon de procéder de la psychologie explicative est née de l’extension abusive des concepts des  sciences physiques au domaine de la vie mentale et de l’histoire. »[3] Cette approche le conduit à renouer avec l’herméneutique aristotélicienne par une démarche fondée sur le Verstehen (comprendre) : si les sciences de l’esprit ont bien le droit de « déterminer elles-mêmes leurs méthodes en fonction de leur objet », c’est parce que « nous expliquons la nature, nous comprenons la vie psychique ». Selon lui, « le fait social et historique peut s’appréhender à l’état pur chez l’individu, à partir de la représentation et du vécu qu’il en a »[4]. Dans son ouvrage intitulé Introduction à l’étude des sciences humaines, paru en Allemagne en 1886 et traduit en France en 1942, W. Dilthey définit ainsi la méthode biographique : « Une telle étude biographique se donne pour but de saisir dans sa dignité la volonté d’un homme, la courbe qu’a suivie cette volonté, les destins qu’elle a connus, et le biographe doit apercevoir l’homme sub specie aeterni, tel qu’il se sent lui-même dans ses moments où [...] l’ensemble des faits n’est plus qu’un voile qui cache la réalité profonde [...]. La biographie nous représente le fait historique fondamental à l’état pur, totalement, dans sa réalité même. »[5]

Ces nouvelles perspectives théoriques et méthodologiques ouvertes par W. Dilthey ont été investies pour la première fois lors d’une étude sociologique de la communauté polonaise immigrée aux États-Unis et en Europe.

Les recherches de Thomas et Znaniecki

En 1918, les sociologues Thomas (Américain) et Znaniecki (Polonais) mettent en œuvre les principes méthodologiques et épistémologiques de W. Dilthey dans la célèbre recherche sur les paysans polonais immigrés aux États-Unis et en Europe, dont les résultats furent publiés en cinq volumes, en 1920. Ce fut aussi la première fois que des sociologues abordaient des faits dans la globalité de leur contexte : dimensions sociale, historique, culturelle  et psychologique. Les matériaux, recueillis sous forme de biographies, de lettres, de témoignages, ont été soumis à une interprétation systématique devant conduire à la connaissance du sens. Dans cette étude qui a conduit ses deux auteurs à l’élaboration de la théorie de la «désorganisation sociale », qui n’est pas sans rappeler le concept durkheimien de l’anomie, Thomas et Znaniecki comprirent que les conditions objectives ne suffisaient pas à expliquer à elles seules les comportements ; ils mirent en évidence le fait que «le sujet se détermine en fonction d’une configuration de traits qui témoigne tout autant de son mode de perception du réel que des possibilités d’action qui lui sont offertes »[6].

La Western Electric :  F.J. Roethlisberger et W.J. Dickson

Une décennie plus tard, en 1929, une équipe de chercheurs dirigés par Elton Mayo entreprit d’analyser les facteurs déterminants de la productivité, à la demande de la Western Electric. Cette recherche menée par F.J. Roethlisberger et W.J. Dickson, dont les résultats ne furent publiés qu’en 1943, marqua réellement un tournant dans ce long cheminement épistémo-méthodologique. Contre toute attente, cette enquête révéla à ses auteurs toute l’importance des relations personnelles dans la motivation au travail. Mieux encore, ils se rendirent compte combien les ouvriers enquêtés tenaient à s’exprimer sur des sujets non prévus dans le questionnaire : « Beaucoup d’ouvriers souhaitent raconter des choses plus personnelles sans rapport avec les questions posées. » Ils firent même l’observation que souvent leurs propres questions préconstruites ne semblaient pas pertinentes.

La deuxième remarque critique à laquelle aboutirent les deux auteurs fut relative au contexte discursif en dehors duquel toute parole perd de son sens («Les données collectées sont peu valides en l’absence d’un contexte discursif suffisant pour les interpréter »), ils  précisent ainsi le sens qu’ils attribuèrent à cette notion de contexte discursif : «Le contexte discursif représente le sens psychologique  et social de l’énonciation – les pensées du locuteur, le cadre institutionnel et les identifications sociales qui président au discours». Il fut alors décidé de poursuivre l’investigation à la lumière de cette méthode indirecte qui venait enrichir et éclairer la méthode directe par questionnaire.

En considérant avec F.J. Roethlisberger et W.J. Dickson que « les propres questions de l’enquête deviennent alors le véritable objet de recherche », que « restituées dans les informations contextuelles indispensables à leur interprétation, elles donnent accès aux conceptions personnelles des interviewés »[7], nous soulignons que la non-directivité aboutit à la réhabilitation de l’interviewé comme producteur de savoir. En fait, le principe de la non-directivité, découlant en droite ligne d’une philosophie sociale et politique dans laquelle les principes de liberté et de démocratie occupent la place centrale, représente dans l’itinéraire méthodologique un profond changement de cap épistémologique : « On passera progressivement de la recherche des “ réponses ” aux questions d’un savoir scientifique constitué à la recherche des questions et des savoirs concrets des acteurs sociaux. »[8]

La réflexion philosophique allemande :

l’école de Francfort

De 1930 à 1958 ont été réalisés des travaux par ce qui allait devenir l’école de Francfort, dont les théoriciens les plus influents (M. Horkheimer ; T. Adorno ; H. Marcuse ; E. Fromm ; B. Bettelheim ; M. Johada ; P. Lazarsfeld) se réclamaient de Hegel, de Marx, de Freud mais aussi de Dilthey : « Les membres de l’école de Francfort cherchaient à faire la synthèse entre la philosophie et l’analyse sociale dans la visée d’une transformation de l’ordre social et de la praxis humaine. Cette visée devait être mise en œuvre par la classe ouvrière, l’art et l’autonomisation du sujet collectif en tant qu’ils sont une force de protestation de l’humain (c’est la dialectique négative d’Adorno ou la raison dialectique d’Horkheimer) contre la pression des institutions représentatives de la domination autoritaire (totalitaire). »[9]

Si les influences de Hegel, Lukacs et Korch les amènent à s’éloigner «du caractère holiste de certaines analyses de Marx, leur faisant refuser la théorie du reflet de la superstructure [...] »[10], les membres de l’école de Francfort héritent de Dilthey les enseignements (les positions) épistémologiques et méthodologiques : ne pas exporter aux sciences sociales les méthodes des sciences de la  nature ; privilégier la signification plutôt que la causalité. Le besoin de soumettre la « théorie critique » à l’épreuve du terrain les conduisit à faire des recherches à base d’entretiens. La méthodologie alliait l’approche qualitative et les questionnaires dont les résultats se prêtent à quantification.

La France post-68 : le désarroi

En Europe, il a fallu attendre les années 1970 pour voir se réintroduire, de nouveau, la technique de l’entretien à travers précisément la méthodologie des histoires de vie. Ce regain d’intérêt pour les méthodes qualitatives semble être lié en grande partie au retour de F. Ferraroti de Chicago, où il s’était confronté à «la domination des approches positivistes quantitatives des questionnaires ».

En France, cette approche a été suivie dès 1973 par Catani,  et par D. Bertaux, selon lequel « il s’agira de ne pas s’intéresser aux attitudes, aux idéologies incarnées, ce qui est l’objet des psychosociologues, mais aux savoirs à valeur d’universalité sociologique que détiennent les sujets individuels d’une recherche »[11]. Pour l’accès à ce savoir, considéré comme plus significatif de la réalité sociale, l’entretien non-directif de recherche s’offre comme la technique la plus appropriée Dans le contexte français, et même européen, l’option pour cette nouvelle approche et pour les principes qui la fondent ne peut pas ne pas se référer au désarroi théorique et épistémologique né du mouvement social de mai 68.

L’entretien : synthèse de ruptures
En philosophie

Dans une situation d’enquête socio-anthropologique, l’adoption du principe de liberté de pensée et d’expression, à travers la technique de l’entretien, conduit à l’ouverture à la différence et, d’autre part, fonde le passage de l’interrogatoire, qui se déroule entre deux personnes aux statuts inégaux, à l’écoute qui se fonde sur le consentement de deux personnes à s’entretenir. G. Leclerc note dans son livre l’Observation de l’homme : «Une fois la situation d’interview acceptée, l’enquêté propose le plus souvent obligeamment les informations demandées [c’était déjà le cas de Villermé]. Il dit tout ce qu’il sait, tout ce qu’il a sur le cœur, tout ce qu’il pense, et même, dit-on, tout ce qu’il ne sait pas. Si la situation est duelle, privée, elle est comme une confession, un échange entre l’individu et l'État, et le contenu de ce qui est échangé est le système social. »[12] Cela signifie bien toute la dimension communicationnelle qui fonde la dynamique singulière de l’entretien : « L’observation, surtout l’interview, a une dynamique propre. Si au départ elle prend sa source dans des règles de communication fonctionnelle [...], elle peut, par sa dynamique, signifier l’égalité. Dans ces conditions, l’interview vient à acquérir une importance stratégique centrale. »[13]

En épistémologie

Ce qui est visé à travers cette approche de type qualitatif réside dans la connaissance du sens et non plus seulement des idéologies dont sont porteurs les sujets. Dans la pratique socio-anthropologique, la recherche s’organise en vue d’accéder à la connaissance de ce sens qui structure et les discours et les comportements autour des représentations. N’est-ce pas cette recherche du sens fondateur de l’authentique qui faisait dire à Claude Lévi-Strauss que, si la sociologie emprunte le « point de vue de l’observateur », l’anthropologie est, elle, la « science de l’observé » ?

La relation entre la technique de l’entretien et l’approche socio-anthropologique tire alors toute sa justification de la nature de l’objet, comme le note Marc Augé : «On retrouve la vieille prescription de méthode (l’ethnologie doit être participante et distanciée), et, derrière cette prescription de méthode elle-même, une idée de ce qu’est l’objet de la recherche. »[14] Cette relation révèle par ailleurs toute sa complexité dans la démarche interprétative du sens qui ne peut être qu’une interprétation singularisante : si l’on admet que la culture définit une singularité collective[15], on adhère sans peine à l’idée que chaque société à ses propres normes d’interprétation du réel par rapport auxquelles les anthropologues doivent se situer. C’est, nous semble-t-il, ce qui constitue le propre de l’enjeu épistémologique. C’est cet esprit qui se trouve au fondement même de la démarche de base de l’approche socio-anthropologique : «À propos d’institutions comme la parenté parallèle, de pratiques codifiées comme la chasse au sanglier, les ethnologues s’attachent d’abord à comprendre le sens intime de la pratique – une pratique où s’expriment simultanément des rapports de forces et de sens –, puis à reconstituer la cohérence interne de la représentation, à expliciter le lien logique qui unit des manifestations apparemment disparates.»[16]

Mais cela signifie bien que dans ce long cheminement l’étude de la représentation a toujours constitué le «passage obligé » par excellence : le «mode de perception du réel» avec Thomas et Znaniecki, le Verstehen de Dilthey, le «contexte discursif» de Roethlisberger et Dickson, le primat de la signification sur la causalité. À partir des travaux de Durkheim (le père du concept de représentation en 1895), de Max Weber, de S. Moscovici et de bien d’autres, D. Jodelet propose une délimitation de ce qu’est la représentation dans l’approche socio-anthropologique : «Elle [la représentation] se voit conférer par l’anthropologue la propriété de particulariser dans chaque formation sociale l’ordre culturel, d’être constitutive du réel et de l’organisation sociale, d’avoir une efficacité propre dans leur devenir. Pour le sociologue, elle rend compte des comportements politiques et religieux, et apparaît via son objectivation dans le langage et sa mise en acceptabilité par le discours politique, comme un facteur de transformation sociale. »[17]

En méthodologie

Durkheim a beaucoup insisté sur le caractère collectif de la représentation, même s’il n’a pas manqué de réfléchir sur la représentation individuelle. «Elle [la représentation] a pour fonction de préserver le lien entre eux [membres d’un groupe], de les préparer à penser et agir de manière uniforme. C’est pourquoi elle est collective, et aussi parce qu’elle perdure à travers les générations et exerce sur les individus, trait commun à tous les faits sociaux, une contrainte. »[18]

Par ses travaux, S. Moscovici tente, lui, de faire de la représentation une passerelle entre le monde individuel et le monde social, et en soulignant la dimension communicationnelle, il propose de passer des représentations collectives aux représentations sociales : «ce qui permet de qualifier de sociales les représentations, ce sont moins leurs supports individuels ou groupaux que le fait qu’elles soient élaborées au cours de processus d’échanges  et d’interactions »[19] Cette dimension communicationnelle fait que l’entretien ne se réduit pas à une situation où deux personnes se parlent. À la fin d’une enquête par entretien, on s’aperçoit presque toujours «qu’il n’y a pas autant d’opinions que de personnes, et que les différentes personnes se regroupent en tendances plus ou moins partagées, caractérisées par des phrases clés, des mots de passe et d’ordre »[20] : ainsi, le général rencontre le particulier et, dans ce même mouvement, la distinction entre le quantitatif et le qualitatif perd sa pertinence.

Conclusion

De ce long cheminement constitutif de la technique de l’entretien non directif de recherche (ENDR), deux grandes idées forces semblent avoir balisé cette quête de sens :

- l’acceptation de l’incertitude et la prise de risque comme son corollaire ;

- l’engagement en socio-anthropologie.

L’acceptation de l’incertitude

Ce rapport à l’incertitude est au fondement même de l’enquête par entretien dans la mesure où celle-ci, quand elle n’est pas une descente dans les classes inférieures, se réalise comme modalité de la communication fonctionnelle entre classes et, aussi et peut-être surtout, comme incursion dans un univers culturel inconnu. C’est à la connaissance de cet inconnu, sans aucun doute, qu’un penseur aussi averti que Mohammed Arkoun invite à travers sa célèbre formule : « Il faut laisser parler les sociétés ».

Cette façon d’affronter l’imprévu à travers l’enquête sociale présente de fait énormément de risques dont les plus significatifs se situent dans les différents coûts que le chercheur est tenu de payer : coût psychologique, coût en inquiétude et parfois surtout coût en destruction de certitudes[21]. Est-ce alors là ce qui fait de la gestion de l’incertitude et de la prise de risques des caractéristiques des sociétés modernes démocratiques ? Mais n’est-ce pas là aussi ce qui constitue la méthodologie scientifique plus comme état d’esprit que comme un simple agencement de techniques plus ou moins sophistiquées, loin de tout méthodologisme.

L’engagement en socio-anthropologie

La déclaration de P. Bourdieu en octobre 1991 lors d’un colloque sur la pauvreté : «La sociologie était un refuge contre le vécu... Il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre que le refus de l’existentiel était un piège... Que la sociologie s’est constituée contre le singulier, le personnel, l’existentiel... »[22]  traduit dans les faits le désarroi d’un sociologue engagé face à certaines souffrances humaines. Mais, en même temps, elle rappelle avec force toute la dynamique centrifuge qui a fini par éloigner la sociologie de ses premières origines philanthropiques[23]. L’engagement en socio-anthropologie se manifeste autant à travers l’intérêt porté à certains pans de la réalité sociale qu’à travers le choix de techniques ; a été mentionnée plus haut la nature des liens entre l’objet étudié, le point de vue adopté à son égard et les techniques permettant son approche.

Compte tenu de ces considérations, il importe alors de «s'entretenir » avec les chercheurs en sociologie et aussi en anthropologie sur leur absence de pratique de cette technique d’entretien et donc sur leur &façon de se réfugier dans la technique quantitative du questionnaire qui domine de façon quasiment hégémonique[24].

 


Notes

*  Sociologue, université d'Oran/chercheur CRASC.

[1] Kalaora, B. ; Savoye, A..- postface : Frédéric Le Play, un sociologue engagé.- in Ouvriers des deux mondes, études publiées par la Société d’économie sociale.- sous la direction de Frédéric Le Play.- Edition A l’enseigne de l’arbre verdoyant, 1983.- p.p 320-333.

[2] Palmade, Jacqueline.- l’Entretien dans le processus de recherche : une technique de rupture.- Connexions, 52/1988-2.

[3] Encyclopaedia Universalis.- Paris, 1968.-vol. 5.

[4] Palmade, Jacqueline.- op.cité.

[5] Idem.

[6] Encyclopaedia Universalis.-vol. 20.

[7] Blanchet, A. et  al..-l’Entretien dans les sciences sociales.-Paris, Dunod, 1985.- p. 10.

[8] Idem (p. 14).

[9] Jacqueline Palmade, op.cit.

[10] Idem.

[11] Idem.

[12] Leclerc, Gérard.- l’Observation de l’homme, une histoire des enquêtes  sociales.-Paris, Editions du Seuil, 1979.-p. 103.

[13]  Idem.-p. 119.

[14] Augé, Marc.- le Sens  des autres, «Actualité de l’anthropologie ».-Paris Fayard,  1994.-p. 68.

[15] Idem.-p. 90.

[16] Idem.-p. 152.

[17] Jodelet, Denise.- Représentations sociales : un domaine en expansion.

[18] Durkheim, Emile.- in Serge Moscovici, Des représentations collectives aux représentations sociales.

[19] Codol.- in Serge Moscovici.- op.cité.

[20] Leclerc, Gérard.- op.cité.

[21] Idem.-p. 17.

[22] De Gaulejac, Vincent.- La sociologie et le vécu.-in Sociologies cliniques.-sous la direction de Vincent de Gaulejac et Shirley Roy.- Edition Hommes et perspectives, 1983.-p. 314.

[23] Leclerc, Gérard.- op.cité.-p.p. 58-60.

[24] Lakjaa, Abdelkader.- Le questionnaire dans l ’enquête sociologique: quelques éléments de réflexion .-in Problèmes de méthode.- Larvicq-URASC, université d’Oran, octobre 1988.