Les Cahiers Du CRASC

Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle

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Les cahiers du Crasc,  N°30, Turath n° 9, 2014, p. 9-18 | Texte Intégral


 

 

 

Rami AMMON

 

 

 

Nous vivons dans l’ère de l’information et de la communication. Les médias occupent désormais une place prépondérante et jouent un rôle de grande importance dans la vie des gens notamment sur le plan socioculturel. En effet, l’aspect technologique n’est qu’une simple partie de cette révolution des moyens de communication. Les conséquences les plus importantes de celle-ci sont apparues sur la multidimensionnalité culturelle des individus. En fait, nous assistons à des changements importants qui touchent les pratiques culturelles et quotidiennes des individus et qui laissent des traces sur leurs valeurs,  leurs normes et leurs mœurs. 

La télévision s’est incrustée au sein des foyers comme une source inépuisable d’informations qui ne peut que transformer les processus de socialisation des jeunes. Etant donné que ces informations viennent de l’extérieur, elles exercent sur les jeunes une forte attraction au point qu’ils s’attachent volontairement à ce flot reçu au quotidien. Dans ce sens, Octobre Sylvie dans sa recherche sur les pratiques culturelle en France affirme que « les jeunes adolescents sont nés dans un monde où l’audiovisuel est partout et domine. Quand on leur demande ce qu’ils aiment faire quand ils rentrent de l’école ; regarder la télévision est la réponse qui vient plus massivement »[1].

Le monde arabe n’échappe pas à ce phénomène mondial ; la Syrie en fait partie. D’ailleurs, les Syriens sont de plus en plus attachés à des pratiques médiatiques diverses qui constituent la première activité de leurs loisirs préférés. Regarder la télévision vient sûrement en tête de leurs pratiques médiatiques, notamment après l’entrée massive de la télévision satellitaire depuis l’arrivée des paraboles dans la sphère médiatique syrienne à la fin des années quatre-vingt.  

De multiples recherches et études ont tenté d’examiner  et de cerner les effets de ce phénomène sur la vie socioculturelle des gens. En ce qui nous concerne, nous allons tenter d’analyser le contenu éducatif présenté sur la télévision satellitaire la plus regardée en Syrie et d’étudier ses aspects majeurs.

Afin de bien mener cette étude, nous revenons de manière succincte sur des approches théoriques, afin d’encadrer le rôle éducatif des médias, il nous semble important de rappeler les trois modalités composant la typologie triptyque de l’éducation adoptée par l’UNESCO et par le Conseil Européen de l’Education  qui sont les suivantes : l’Education formelle ou scolaire qui est  définie par Tsafac Gilbert comme « celle reçue dans l’institution scolaire où prédomine l’instruction. Elle est caractérisée par les classes, les enseignants qualifiés, les programmes, les horaires et les méthodes définies directives »[2]. La deuxième modalité est l’éducation non formelle qui a été reconnue par Coombs en 1973 comme « toute activité organisée et systématique, menée en dehors du cadre du système formel d’éducation, pour dispenser des types déterminés d’apprentissage à des sous groupes spécifiques d’une population, à la fois d’adultes et d’enfants. Ainsi définie l’éducation non formelle inclut, par exemple l’instruction agricole élémentaire, l’alphabétisation, la formation des jeunes non scolarisés et les différents  programmes dans le domaine de la santé, de la nutrition, des coopératives, etc. »[3]. Pour ces deux modalités, le rôle éducatif des médias prend le sens de l’utilisation des dispositifs médiatiques dans l’établissement scolaire comme supports pour l’instruction, l’enseignement, l’apprentissage et la formation. Quant à la troisième modalité de l’éducation, l’éducation informelle, il s’agit, comme avait dit Coombs en 1985 (cité par Pain Abraham) « le processus au long de la vie par lequel chaque personne acquiert et accumule connaissance, capacités, attitudes, des expériences quotidiennes et de l’exposition à l’environnement au foyer, au travail, dans le loisir, de l’exemple et des livres, ou en écoutant la radio ou en regardant des films ou la télévision. Généralement, l’éducation informelle n’est pas organisée, pas systématisée et même quelque fois non intentionnelle, jusqu’à présent elle constitue le plus grand morceau de l’apprentissage total durant la vie d’une personne même pour celle hautement scolarisée. Ce qu’un individu apprend dans l’éducation informelle est limité à ce que l’environnement personnel peut lui offrir »[4]. Parmi les aspects de cette modalité nous pouvons distinguer trois acteurs principaux qui  accompagnent l’individu tout au long de la vie, nous parlons ici du rôle éducatif de la famille, de groupes de pairs et des médias. Ceci étant précisé comme  nous l’avons déjà souligné sur les médias et surtout sur le rôle de la télévision satellitaire  dans l’éducation culturelle en Syrie.

Evidemment, l’éducation culturelle est une expression qui comprend  les deux notions ; celle de l’éducation et de la culture, et si nous adoptons dans ce travail le sens de l’éducation informelle pour qualifier l’éducation, il nous reste de préciser la signification  de la culture dans ce contexte. Pour définir la culture, nous adoptons la définition présentée par l’UNESCO depuis sa conférence en 1982 « La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, en outre les arts et les lettres, les modes de vies, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances »[5]. A partir de là, nous pouvons classer la culture sur deux plans : individuel et collectif. Sur le plan individuel, la culture est l’ensemble de connaissances acquises, l’instruction, le savoir d’un être humain. Sur le plan collectif, la culture représente également l’ensemble des structures sociales, religieuses, etc., et les comportements collectifs tels que les manifestations intellectuelles, artistiques, etc., qui caractérisent une société. Nous allons tenter d’analyser comment la télévision satellitaire traite la question de la culture dans ses émissions et avec quelles dimensions éducatives.  L’éducation culturelle sur la télévision satellitaire s’avère pluridimensionnelle ; elle enveloppe plusieurs aspects différents comme l’éducation politique, religieuse, sanitaire, environnementale, sociale, militaire, agricole.  

1. La télévision satellitaire dans le monde arabe : situation actuelle

Depuis l’émergence de la télévision par satellite dans la sphère médiatique arabe dans les années quatre-vingt, le monde arabe a bien été attiré par ce nouveau venant. Des centaines de chaînes sont à la disposition du téléspectateur, il suffit juste de s’équiper d’une antenne parabolique à domicile pour y accéder. Le coût de la parabole est en chute et ne fait plus que moins de 100 Euros. Ces chaînes sont assez diversifiées ; venant de pays étrangers et diffusant en plusieurs langues. A côté de cette diversification, existaient les chaînes officielles détenues par les gouvernements arabes. Le réseau des chaînes de télévisions satellitaires permet aux téléspectateurs de découvrir d’autres cultures et d’autres modes de vie. La réception de ces nombreuses chaînes et leur impact sur la vie socioculturelle des individus ont fait l’objet de multiples études. Au départ, face à cette nouvelle situation et devant l’incapacité des chaînes arabes officielles de concurrencer les chaînes étrangères, les experts dans le domaine des médias et de l’éducation se sont confrontés à plusieurs thèmes récents méritant d’être traités en détail comme : les dangers de l’occidentalisation du tiers monde dont le monde arabe, l’envahissement informationnel et culturel du monde arabe au travers d’une circulation de flux d’information à sens unique de l’ouest à l’est et en outre l’appel à la défense de la souveraineté nationale et l’identité culturelle de la société arabe.

Plus tard et depuis la fin des années quatre-vingt-dix, nous remarquons qu’il y a des événements qui se passent dans le champ médiatique arabe de la télévision satellitaire. Nous avons assisté et nous assistons à la naissance de dizaines et même de centaines de chaînes arabes. Elles sont officielles, créées et diffusées par les États ou privées diffusées par des personnels, des partis politiques ou religieux ou par des communautés pour des raisons variées : économique, politique, idéologique, etc. Elles  sont des chaînes de diversités ou spécialisées. Ces stations attirent de plus en plus le téléspectateur arabe et lui offrent multiples choix avec beaucoup d’intérêts. L’espace satellitaire arabe n’est plus « un  ciel serein » mais un lieu de concurrence sur tous les aspects entre ces chaînes et les chaînes étrangères.

Le grand succès de plusieurs chaînes dites panarabes, nationales ou transfrontières comme Al-Djazira, Al-Manar, LBC, MBC, Future, ART et la Télévision Satellitaire Syrienne, a considérément changé le paysage médiatique arabe et a effacé l’image des médias arabes comme « le parent pauvre » du monde de l’information qui est critiqué pour sa langue de bois et son manque de professionnalisme. Ce succès nécessite  l’étude de la dimension éducative et culturelle de ces chaînes. 

2. La télévision satellitaire en Syrie : rôle et enjeux dans l’éducation culturelle

Selon l’enquête[6] de 2005 sur l’audience de la télévision satellitaire en Syrie par  le Service de Relations Publiques (SPR)  et selon les entretiens que nous avons effectués dans le cadre de notre thèse[7]  en 2006  avec des responsables et experts dans les deux domaines : medias et éducation, nous pouvons conclure que la chaîne
Al-Djazira vient en tête d’audience, et elle est la préférée chez les téléspectateurs syriens. La deuxième place est occupée par la chaîne libanaise Al-Manar. La troisième chaîne préférée est une autre chaîne libanaise LBC et  la Syrienne Satellitaire vient en quatrième position. Nous allons centrer notre réflexion sur la Chaîne Al-Manar pour analyser son discours éducatif en dégageant les aspects éducatifs qui apparaissent, ceci à travers l’analyse de certaines émissions sur un échantillon composé d’une semaine complète de la grille des émissions diffusées sur cette chaîne de 01/09/2007 à 07/09/2007.

2.1. Le discours éducatif culturel de la chaîne Al-Manar

2.1.1. La chaîne satellitaire Al-Manar : un mot

Al-Manar est une chaîne satellitaire en langue arabe. Elle est l’un des principaux moyens de communication de « Hizb’Allah[8] », diffusée par satellite depuis 2001 dans le monde entier et censurée en France et dans d’autre pays européens. Al-Manar est aujourd’hui une chaîne satellitaire à vocation internationale comme CNN et Al-Djazira, la langue est l’arabe mais les informations télévisées sont aussi présentées en anglais et en français. La station possède sa propre audience et devient une des chaînes les plus regardées dans le monde arabe, notamment après les victoires monstrueuses du parti Hizb’Allah contre l’Israël depuis 2000. 

2.1.2. La grille d’émissions de la chaîne satellitaire Al-Manar est dominée par les paradigmes du Hizb’Allah

La résistance et la situation de l’islam. Les thématiques abordées sur cette chaîne sont liées soit à ces paradigmes soit elles font partie d’une culture générale adoptée par ce parti avec la marque de la résistance. L’objectif est de permettre aux générations futures de s’identifier avec le choix qu’offre Hizb’Allah. Le message éducatif culturel passe directement ou indirectement à travers plusieurs types d’émissions. Les principaux messages éducatifs sont présentés sous les aspects suivants :

L’aspect politique: il est fortement abordé et les messages éducatifs référents sont les suivants :

Le rassemblement autour de la résistance libanaise conduite par Hizb’Allah contre l’occupation israèlienne.

La défense du Liban contre les menaces israèliennes et protéger la souveraineté nationale.

La critique d’Israël et des Etats-Unis sur tous les plans.

L’appel à l’union du monde arabe et islamique.

L’appel au soutien des Palestiniens et des Irakiens.

Il est à noter que ces messages diffusés dans des émissions politiques de haute qualité professionnelle comme le Dialogue politique, Agenda des affaires, Discuter de l’heure, La Quatrième et n’oublions pas le rôle important des discours du chef de Hizb’Allah, à Alsaïd Hassan Nasrallah. Ce contenu éducatif  est traité en mode de discours direct, nous assistons à des dialogues entre des spécialistes invités pour discuter certains sujets.   

L’aspect religieux : La chaîne ne cache pas son identité islamique avec la référence chiîte pro-iranienne, pourtant elle appelle à la liberté de la pensée et au droit à la différence, son contenu éducatif religieux contient essentiellement les messages suivants :

Le rappel des personnalités de l’histoire de l’islam

L’amour manifesté envers les membres de la famille du prophète Mohamad, la valeur et les normes inspirées de l’Histoire sacrée chez les chiîtes de son petit fils Houssain.

L’obéissance à Dieu et à son messager et l’avertissement des pièges du diable.

La mise en valeur du martyre et le rappel de la place promise au martyr dans le paradis lors du jugement dernier.

L’image de la femme voilée et sa capacité de s’intégrer dans tous les domaines.

L’appel à l’union du monde islamique.

Ces messages sont transmis d’une façon directe dans des émissions religieuses comme : le Bon mot, Ce Livre (le Coran), Dialogue entre civilisations et entre religions.

L’aspect social : les messages importants passés sous cet aspect sont les suivants :

La mise en valeur du sens de la famille et du respect réciproque homme, femme, parents et enfants.

Le respect de la femme en tant qu’être humain, la valorisation de la femme musulmane et bien évidemment voilée  et cultivée.

L’appel au soutien, des pauvres et surtout des orphelins.  

Nous trouvons ces messages présentés au sein de l’ensemble de la grille d’émissions d’Al-Manar et surtout dans des émissions comme : le Matin d’Al-Manar, Les Affaires des gens et l’émission Un problème et une opinion. N’oublions pas dans ceci le rôle de la Drama et par l’intermédiaire de feuilletons soigneusement sélectionnés et diffusés à 22h30 locale, et la publicité souvent  diffusée pour appeler au soutien financier des orphelinats.

L’aspect concernant l’éducation à la santé (éducation sanitaire) : les principaux messages sont les suivants :

La lutte contre des maladies précises

La lutte contre des phénomènes dangereux pour la santé comme l’obésité et la cigarette.

Ces messages sont les objets de certaines émissions comme le Matin d’Al-Manar et Amana Care.

Les orientations du contenu éducatif destiné aux enfants :

Sociales : La mise en valeur du respect de la famille et des parents.

Pédagogiques Enseignement : Faire passer des informations, des conseils concernant la scolarité des enfants et leur avenir.

Religieuses : La mise en valeur des principes de base de l’Islam comme la prière.

Politiques : Liées à la résistance et à donner une image attirante de la résistance aux enfants.

Ces messages sont passés dans des émissions consacrées aux enfants comme Nous sommes les enfants. Un mode direct mis en place, compte sur des questions et des réponses

Enfin, nous ne manquons pas de souligner que l’éducation environnementale est apparue une fois dans notre échantillon analysé pour discuter la pollution de la plage et ses dangers. Ceci est passé en mode direct avec l’accueil des spécialistes pour discuter ce sujet dans l’émission  Le Matin d’Al-Manar.

3. Réflexion récapitulative

Nous constatons que la chaîne d’Al-Manar essaie  de présenter une culture générale qui porte sur les différents aspects éducatifs de la vie quotidienne des gens. Cette culture est marquée par les paradigmes de Hizb’Allah, propriétaire de cette chaîne, et caractérisée par son idéologie principalement consacrée à l’aspect éducatif politique et religieux. L’ensemble de l’analyse de son contenu éducatif dégage une culture logiquement qualifiée comme la culture de la résistance avec des arrière-pensées politiques et religieuses soigneusement étudiées par les dirigeants de Hizb’Allah. La question de la culture populaire et des patrimoines culturels perd de l’importance et elle est très peu abordée sur cette chaîne. L’interrogation sérieuse qui reste sans réponse est la suivante : si la chaîne Al-Manar et ses consœurs les chaînes privées qui sont les plus regardées dans le monde arabe ne donnent pas assez d’importance ni à la culture populaire, ni aux patrimoines culturels et devant la très basse audience des télévisions étatiques arabes, dans ce contexte, la question  autour du rôle que les médias et surtout la télévision satellitaire pourraient jouer pour garder une valeur précieuse de la culture populaire et des patrimoines culturelles comme une partie indispensable de l’identité culturelle de notre civilisation vient rapidement à l’esprit et mérite beaucoup plus de réflexion.    

Bibliographie

Octobre, Sylvie (s.dir), « Les loisirs culturels de 6-14 ans », France, Ministère de la culture et de la communication, département des études et des prospectives, Paris, la documentation française, 2004, p. 429.

Tsafac, Gilbert., Comprendre les sciences de l’éducation, Paris, l’Harmattan, 2001, p.317.

De Landsheere, Viviane, L’éducation et la formation : science et pratique, Paris,  Presses universitaires de France, 1992, p.734.

Pain, Abraham, Education informelle : les effets formateurs dans le quotidien, Paris, l’Harmattan, 1990, p. 255.

Déclaration de Mexico sur les politiques culturelles. Conférence mondiale sur les politiques culturelles, Mexico City, 26 juillet - 6 août 1982, disponible sur http://www.techno-science.net/?onglet=glossaire&definition=5826, consulté le 15 /09/ 2008 

Ammon, Rami., Rôle et enjeux de la télévision satellitaire dans l’éducation culturelle : Le cas des quatre chaînes par satellite les plus regardées en Syrie, thèse en sciences de l’éducation et de la formation, sous la direction de Alava Séraphin et Boure Robert, Université de Toulouse II (soutenance prévue en 2009).   http://www.spraweb.com/ consulté le 15  janvier 2006.


NOTES

[1] Octobre, Sylvie (s.dir) (2004), « Les loisirs culturels de 6-14ans », France, Ministère de la culture et de la communication, département des études et des prospective, Paris, la documentation française, p. 233.

[2] Tsafac, Gilbert, Comprendre les sciences de l’éducation, Paris, L’Harmattan, 2001, p.21.

[3] De Landsheere, Viviane, L’éducation et la formation: science et pratique, Paris, Presses universitaires de France, 1992, p. 565.

[4] Pain, Abraham, Education informelle, p.126.

[5] Déclaration de Mexico sur les politiques culturelles. Conférence mondiale sur les politiques culturelles, Mexico City, 26 juillet - 6 août 1982, disponible sur http://www.techno-science.net/?onglet=glossaire&definition=5826, consulté le 15 /09/ 2008 

[6]  Enquête faite en 2005 par le SPR (services des relations publiques) sur l’audience des chaînes satellitaires  du téléspectateur syrien disponible en langue arabe sur  http://www.spraweb.com/ consulté le 15 janvier 2006

[7] Ammon, Rami.,  Rôle et enjeux de la télévision satellitaire dans l’éducation culturelle : Le cas des quatre chaînes par satellite  les plus regardées en Syrie, thése en sciences de l’éducation et de la formation, sous la direction de Alava Séraphin et Boure Robert, Université de Toulouse II (soutenance prévue en 2009)  

[8] Hizb’Allah en arabe, parti de Dieu en français, mouvement chiîte libanais pro-iranien fondé après l’invasion israèlienne du Liban en 1982. Il est dirigé par Alsaïd Hassan Nasrallah, une des personalités les plus populaires dans le monde arabe.