Les Cahiers Du CRASC

Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle

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Les cahiers du Crasc, N° 27, 2013, p.109-121 | Texte Intégral


 

 

 

Sidi Mohammed MOHAMMEDI

 

 

 

I. Introduction : un fait de conjoncture

En janvier 2011, des émeutes ont éclaté dans plusieurs villes dans notre pays et plusieurs interprétations sont présentées pour expliquer ce qui s’est passé : les uns montrent du doigt les spéculateurs du « sucre » et autres produits alimentaires, les autres les marchés mondiaux et les troisièmes ne croient qu’à la théorie du complot.

Ce dernier mouvement social mérite plus d’analyse que des schémas d’interprétations rapides. Notre intérêt ne porte pas sur ses aspects purement économiques ou politiques mais bien sur ce qui nous enseigne sur la dimension familiale et, en prêtant attention à ce que disaient les gens ordinaires, cet enseignement paraît contradictoire :

D’un côté, abstraction faite des raisons profondes de ce mouvement social, la constatation établie est que la majorité de ses acteurs (les acteurs du mouvement social) sont des jeunes hommes et des adolescents qui ont détruit et les biens publics et les biens privés. On a conclu, de là, à la faiblesse de l’autorité parentale dans la famille qui n’a plus de contrôle sur ses enfants  et, a fortiori, de leurs enseigner ce que le bien public et privé veut dire.

D’un autre côté, et cette fois-ci en voulant rationaliser cette violence sociale, c’est-à-dire lui chercher des explications acceptables, on a avancé la dichotomie « Etat – économie informelle » comme clef d’interprétation. Et qui dit économie informelle dit deux choses : qu’il y a des réseaux familiaux et de connaissances qui structurent l’activité économique des individus, et que l’Etat est impuissant devant ces réseaux, qu’il est lui-même traversé par ces réseaux…

Ainsi, ce dernier mouvement social révèle deux images contradictoires de la famille algérienne : soit qu’elle est présentée comme très faible ne pouvant contrôler ses enfants, soit qu’elle est présentée comme très puissante de sorte que l’Etat, avec tout son pouvoir et ses appareils, reste impuissant devant ses mécanismes.

Nous revenons alors à la même question sociologique fondamentale : y a-t-il une « mutation sociale » comme le suggère la première image de la famille ou seulement « un changement social partiel » comme le suggère la deuxième image ? On le voit bien, c’est la problématique du changement social qui est au cœur du débat.

II. Problématique et hypothèse

Notre travail s’inscrit donc dans le cadre de cette problématique du changement social en Algérie contemporaine. Dans ce cadre, deux thèses s’affrontent :

La première thèse est celle de la mutation sociale. Elle avance que la société algérienne a connu des transformations qualitatives et profondes dans sa structure et dans ses valeurs. Plusieurs facteurs ont convergé pour réaliser ces transformations : le colonialisme, les politiques étatiques de l’après-indépendance, la crise des années 1980 et 1990, la restructuration économique, mais aussi l’évolution démographique, la scolarisation, les mass médias, etc.

La deuxième thèse est celle du changement social partiel. Cette thèse reconnait l’influence des facteurs précédents dans l’évolution et la transformation sociale mais elle ne leur accorde pas cette détermination profonde comme le fait la première thèse. Pour elle, c’est la culture traditionnelle, avec ses pratiques et ses valeurs, qui reste la déterminante en dernière instance, de la vie familiale à la vie politique.

Pour participer à ce débat, nous avons privilégié l’entrée de l’éducation familiale. Nous voulons tester l’hypothèse de la relation entre le type de famille et le modèle éducatif parental et que le changement de l’un engendre nécessairement un changement de l’autre.    

III. Recherches 

Pour ce faire, nous avons d’abord mené une recherche bibliographique[1] dans la littérature sociologique algérienne contemporaine pour savoir quelle description est donnée à la morphologie de la famille algérienne et à ses transformations.

Ensuite, nous avons mené une recherche ethnographique[2] auprès d’une population locale aux environs de Tlemcen-ville, les Hawz-s en l’occurrence. Notre objectif était de voir s’il y avait un effet des transformations qu’a connu cette région sur la structure familiale, les statuts et rôles sociaux ainsi que sur les modèles éducatifs parentaux.

Nous avons envisagé d’autres recherches touchant à d’autres aspects de la problématique du changement social appliquée dans le champ familial. Ainsi, nous avons mené une enquête par questionnaire[3] auprès de 60 étudiants universitaires pour caractériser le modèle éducatif parental dans leurs familles et ce durant une période donnée de leur vie.

Notre voyage au Japon en 2008 nous a permis de continuer nos réflexions au sujet de la famille algérienne. Nous avons saisi cette occasion pour mener une recherche comparative[4] entre le statut des séniors au Japon et en Algérie. Cette comparaison nous était suggérée par des similarités étonnantes quant au statut des séniors en Islam et en shintoïsme et au bouddhisme.

Cette dimension religieuse était explorée davantage à l’occasion d’un colloque national sur le changement des valeurs dans la société algérienne et ce à travers une recherche par l’analyse de contenu[5] des fatwas diffusées dans le journal quotidien « el-Khabar » d’octobre 2003 à novembre 2004. Nous voulions savoir quelles étaient les préoccupations exprimées par les Algériens, ou du moins les lecteurs du journal, notamment sur les questions familiales et les réponses qui leurs étaient données.

Enfin, le statut de la femme dans la famille reste un indicateur pertinent pour caractériser les changements au sein de cette famille et aussi au niveau de la société globale. Pour cette raison, et sur la base des données des derniers recensements (RGPH 1998 et 2008) ainsi que celles de l’enquête nationale de l’INSP sur la violence contre les femmes, nous avons mené  une recherche de type statistique[6] pour approcher la relation entre les conditions de vie et le phénomène de la violence à l’égard des femmes dans la société algérienne contemporaine.

IV. Synthèse des résultats

Les différents résultats de ces recherches convergent à la faveur de la thèse du changement social partiel et non de la thèse de la mutation sociale.   

Si les statistiques officielles montrent clairement la tendance à la nucléarisation de la famille algérienne, les sociologues algériens, de leur part, montrent que la réalité familiale est plus complexe et ne se réduit pas à un schéma d’évolution linéaire et ils ont présenté pour la décrire plusieurs typologies, certes différentes, mais animées toutes par le souci d’englober le plus de détails.

Par exemple, dans son étude devenue classique sur la famille algérienne, Mostefa Boutefnouchet[7] nous présente l’évolution de plusieurs types de famille de son échantillon comme le montre le tableau suivant :    

Tableau 43 : Evolution des types de famille dans l’étude de M. Boutefnouchet

Type

 

Année

(1)

Famille simple

(2)

Famille à structure verticale

(3)

Famille à structure horizontale

(4)

Famille à structure verticale et horizontale

Sans réponse

Total

1914 à 1946

-

4

3

14

25

56

1954

13

15

2

26

-

56

1976

17

15

6

18

-

56

Total

30

34

11

68

25

168

Source : M. Boutefnouchet, La famille algérienne,  p.150.

Légende : (1) Famille simple = père, mère, enfants non mariés

(2) Famille à structure verticale = père, mère, ascendants, descendants non mariés.

(3) Famille à structure horizontale = père, mère, collatéraux mariés ou non.

(4) Famille à structure verticale et horizontale = père, mère, ascendants, descendants, collatéraux.

 

La première constatation est que la réalité familiale ne se réduit pas à deux types de famille : famille simple et famille élargie. Cette dernière se subdivise à son tour en plusieurs sous-types.

La deuxième constatation est que, si la famille simple a connu une évolution certaine dans le temps, la famille élargie garde néanmoins un poids dans l’ensemble de l’échantillon selon M. Boutefnouchet[8].

Ces deux constatations nous amènent à revoir le schéma de l’évolution linéaire de la famille algérienne ainsi que l’approche méthodologique qui le sous-tend, l’approche statistique en l’occurrence.

En effet, suivant une autre approche, qualitative celle-là, Houari Addi s’interroge sur l’existence même de la famille simple ou conjugale :

«  (…) Peut-on parler de famille conjugale en Algérie? Même s'il y a des couples avec enfants, formant des ménages spatialement autonomes, il est difficile de les considérer comme des familles conjugales lorsqu'on considère la nature des relations entretenues avec la famille-souche et ses membres, la régularité des visites, la dépendance affective, les immixtions des parents et la permanence des relations interdisent aux familles nucléaires de s'autonomiser et de former des familles conjugales. Notre hypothèse est que la famille patriarcale s'est transformée en famille élargie qui, selon les ressources matérielles et le capital culturel des membres du groupe familial, se présente soit en famille composée de plusieurs ménages avec unité de résidence et de lieu de consommation, soit en réseau familial structuré autour d'un ménage principal (en général celui des parents) mais réparti en plusieurs lieux de résidence. »[9] [Souligné par nous, S.M.M.]

Comme on le voit bien, la famille nucléaire pour H. Addi n’est qu’un élément d’une configuration familiale plus complexe et ne trouve sa place que dans le cadre d’un réseau familial plus large, un réseau qu’on ne peut plus « quantifier » par les procédés statistiques habituels.

Nos recherches ethnographiques chez les Hawz-s de Tlemcen[10] ont montré aussi que, du point de vue morphologique, la réalité familiale est loin de suivre un schéma linéaire : la grande famille existe bel et bien et l’existence de la famille nucléaire ne signifie nullement la disparition des valeurs qui régissent la grande famille. Mieux encore, ces valeurs sont considérées comme un idéal éthique qui règlemente « l’évolution statutaire » de l’homme et de la femme durant le cycle familiale. Voici, à titre d’exemple, l’échelle statutaire féminine :

Echelle statutaire féminine

« Pour la femme, il y a toute une échelle de statuts qu’elle doit parcourir de sa naissance jusqu’à sa mort. Le premier statut après la naissance est le statut de bnîta (fillette) qui sera très tôt initiée aux travaux domestiques, notamment par les jouets. A l’âge de la puberté, elle est recluse à la maison, elle est désormais ‘âtèq (jeune fille). Sa réputation comme une fille bien portante et bonne ménagère ne tarde pas à la candidater au mariage. Elle accèdera donc au statut de mekhtouba (fiancée), statut très valorisé par les jeunes filles, puis au statut d’el-‘aroussa (jeune mariée). Quittant la maison paternelle par le biais du mariage, elle est désormais la représentante de sa famille chez sa belle-famille. Elle est maintenant sous la tutelle de sa belle-mère et elle valorisera son statut en donnant à sa belle-famille un garçon. Comme le statut de fiancée pour les jeunes filles, le statut de moulet el-weld (mère de garçon) est très valorisé pour les jeunes mariées. Le même phénomène est constaté pour les statuts ultérieurs : les années passant et en « mariant son garçon », elle accèdera au statut d’el-‘ajouz (belle-mère), elle aura donc une belle-fille après qu’elle l’était elle-même. Le statut de belle-mère, statut de pouvoir, est très valorisé par les mères de garçons. Il le sera davantage lorsque cette belle-mère aura un petit-fils. Elle deviendra ainsi mmima (grand-mère), disent les petits-fils. Enfin, après de longues années de patience et d’observation des normes sociales depuis l’enfance, un pieux pèlerinage aux terres saintes serait la meilleure récompense pour cette femme qui aura le statut suprême d’el-hâdjja ».

 

Cette échelle statutaire est un idéaltype au sens wébérien du terme, c’est-à-dire un modèle construit qui permet la description de la réalité empirique. Celle-ci, certes, est plus riche et plus compliquée que le modèle, mais l’avantage de ce dernier est de donner une «image condensée» qui rassemble les éléments essentiels de la réalité décrite et la présenter d’une façon cohérente.

Pour ce qui est de cette échelle féminine, elle est une réalité concrète, c’est-à-dire qu’elle constitue la trajectoire suivie par des femmes Hawz-s, mais elle est aussi un modèle idéal, une aspiration si on peut dire ainsi ou, en d’autres termes, c’est une voie canonique traditionnelle tracée par la culture locale.

Les « écarts » à cette échelle féminine ou à cette voie canonique existent bel et bien, par exemple une femme qui n’a pas d’enfants-garçons ou qui ne pouvait pas accomplir le pèlerinage. Ce sont là des « écarts internes », c’est-à-dire des écarts qui ne remettent pas en cause la légitimité traditionnelle du modèle canonique. Les « écarts externes », eux, existent bel et bien aussi, lorsqu’une femme par exemple ne veut plus vivre avec ses beaux-parents. Ici, c’est tout le fondement du modèle canonique qui est remis en cause et la femme en question, du point de vue du modèle, est « dissidente » et nous pouvons, par-là, apprécier le statut même de la famille nucléaire ainsi construite de ce point de vue.

L’enquête auprès des étudiants universitaires nous révèle un autre aspect de la vie interne de la famille nucléaire. Contrairement à une idée préconçue sur l’esprit égalitaire et démocratique de la famille nucléaire, les résultats de cette enquête montrent une attitude inégalitaire des parents en matière d’éducation de leurs enfants et ce en faveur du garçon. A titre illustratif, voici un tableau présentant les résultats de la dimension de scolarisation :

Tableau 44 : Scolarisation (%)

 

Discussion sur les cours

Suivi des résultats

Etudiant

Etudiante

Etudiant

Etudiante

Père

10,8

13

16,2

13

Mère

16,2

34,8

24,3

26,1

Père et mère

35,1

30,4

48,6

47,8

Pas de discussion         ou de suivi

37,8

21,7

10,8

13

 Source : Recherche « De l’éducation familiale en Algérie ».

A l’examen du Baccalauréat, il est attendu une attention particulière de la part des parents durant cette période cruciale de la scolarité de leurs enfants. Or, cette attention, comme le montre ce tableau, ne semble pas égalitaire : 

  • Dans les familles où les deux parents s’occupent de la scolarisation de leurs enfants, ils sont plus superviseurs pour le garçon que pour la fille.
  • Dans les familles où l’un des deux parents seulement s’occupe plus de la scolarisation des enfants, c’est le père qui suit le plus les résultats du garçon et la mère suit plus les résultats de la fille
  • Dans les familles où les deux parents ne s’occupent pas de la scolarisation de leurs enfants, ils sont plus négligents pour la fille que pour le garçon lorsqu’il s’agit des résultats mais bien plus présents pour discuter des cours.

Les résultats de cette enquête, ainsi que ceux de l’enquête principale de notre projet[11], semblent infirmer notre hypothèse de départ : il semble qu’il n’y a pas un lien nécessaire entre le type de famille (nucléaire) et le modèle éducatif parental (égalitaire), du moins pour la catégorie sociale étudiée et la tranche d’âge des parents interrogés dans ces enquêtes.

D’autres recherches nous incitent à revoir d’autres idées préconçues. Nous nous attendions, par exemple, à ce que, par la nucléarisation de la famille, se pose avec acuité le problème de la prise en charge des séniors et le développement des réponses appropriées à ce problème comme ce fut le cas au Japon : l’amélioration du système de sécurité sociale, les activités du mouvement associatif et le recours à la technologie pour améliorer les conditions de vie des séniors, entre autres. Pour ce qui est de l’Algérie, c’est à travers la dynamique du cycle familial qu’on règle les problèmes du troisième âge, disons pour le moment par prudence scientifique : la famille s’arrange pour que la personne âgée, homme ou femme, soit prise en charge par les membres de cette famille.  

L’examen d’un autre indicateur  relevant du religieux  montre que si les algériens sollicitent le point de vue religieux, c’est essentiellement autour du projet matrimonial qu’ils le font comme le montre le tableau suivant :

Tableau 45 : Répartition des questions familiales au mufti

Domaine familial

Effectif

%

Education des enfants

05

4,6

Relations préconjugales

10

9,2

Mariage

29

26,6

Relations conjugales

20

18,3

Relations familiales extraconjugales

17

15,6

Divorce

24

22

Héritage

04

3,7

Total

109

100

Source : Recherche « Changement des valeurs dans la société algérienne ? Etude d’après les fatwas ».

Ce qui attire l’attention dans ce tableau c’est le faible pourcentage concernant l’éducation des enfants (4,6%). Ce pourcentage reflète-t-il vraiment le statut de l’enfant dans la société, ou du moins chez les demandeurs de fatwas ? Mais ce qui est certains, ce sont les relations concentrées autour du projet matrimonial qui ont suscité le plus de demandes de fatwas, aussi bien pour la formation du lien conjugal (54%, relations préconjugales, mariage et relations conjugales) que pour sa dissolution (22% pour le divorce).

Ce résultat parait paradoxal si nous le croisons avec celui de l’enquête nationale sur la violence à l’égard des femmes menée par l’INSP(2005) :

Tableau 46 : Quelques données sur la violence à l’égard des femmes (%)

Portrait de la femme violentée:

    Mariée………………………….50

    15 à 34 ans…………….…...….54,7

    Sans profession………………...69,2  

    Analphabète…………………..30,7 

Situation de violence :

    Lieu : domicile………….……..64,9

   Acteur : mari/fiancé/parent........41,3

   Type : violence physique….....….64,6

Source : Enquête INSP, 2005.

Comme le montre clairement ce tableau, c’est le foyer familial qui est le lieu « idéal »  de violence contre la femme algérienne. Celle-ci subit physiquement cette violence dans la majorité des cas de la part d’un proche familial (mari, fiancé, parent).

Chose paradoxale avions nous dit car, avec la tendance à la nucléarisation de la famille (données du RGPH), les Algériens semblent s’attacher fortement à l’institution du mariage  et posent beaucoup de questions aux hommes de religion (enquête sur les fatwa-s) pour fonder une famille nucléaire qui sera un foyer probable de … violence (enquête de l’INSP) !

V. Conclusion et perspectives de recherche

La conclusion générale qu’on peut tirer de ces recherches est que le champ familial est traversé par une dynamique de changement social partiel et non par une mutation sociale, qualitative et profonde ; qu’il y a un fossé entre la structure familiale et l’ethos familial.  Y aura-t-il une adéquation entre ces deux niveaux de la réalité familiale au futur ? La sociologie se contente d’étudier cette réalité, répondre par l’affirmatif à cette question relève plutôt de la philosophie de l’histoire.  

Quant aux perspectives de recherche, il y en a plusieurs, petites et grandes selon l’angle qu’on se donne :

Pour les petites perspectives, on peut mener une recherche sur le modèle éducatif parental chez d’autres catégories sociales et d’autres tranches d’âge, ou mener une recherche comparative sur la violence à l’égard des femmes dans deux Wilayas différentes en matière de taux de violence.

Pour les grandes perspectives, les études comparatives entre des aires culturelles différentes sont toujours intéressantes. L’entrée de la famille ou des modèles éducatifs parentaux est stimulante surtout si on donne plus d’attention au discours de la mondialisation galopante : est-il vrai qu’il y a une homogénéisation planétaire des modes de vie et de leurs conséquences sur les familles ? L’institution même de famille est-elle en crise ou plutôt chaque type de famille dans chaque aire culturelle a ses problèmes spécifiques et qu’il faut l’étudier dans son contexte spécifique ? Question classique en sciences humaines, celle du global et du local dans l’étude des phénomènes sociaux.   

Bibliographie

Addi, Houari, « Femme, famille et lien social en Algérie », in Thiebaut, A. et Ladier, M. Famille et mutations socio-politiques. L'approche culturaliste à l'épreuve, Paris, Ed. de la Maison des Sciences de l'Homme, 2005. Publié également in : http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/39/86/41/PDF/addi_l_femme.pdf

Adel, Faouzi, Formation du lien conjugal et nouveaux modèles familiaux en Algérie, Oran, CRASC, 1995.

Boutefnouchet, Mostefa, La famille algérienne – Evolution
et caractéristiques récentes
, Alger, SNED, 1982

Insaniyat, Familles d’hier et d’aujourd’hui, n°04, janvier-avril 1998.

Institut National de Santé publique (INSP), (2005), Violence à l’encontre des femmes.

Khodja, Souad, A comme Algériennes, Alger, ENAL, 1991.

Mohammedi, Sidi Mohammed, « Changement des valeurs dans la société algérienne ? Etude d’après les fatwa-s », Revue des lettres et des sciences sociales, Faculté des sciences sociales, Université Ferhat Abbas-Sétif, n° spécial, 2009, pp. 404-419. (en arabe)

Mohammedi, Sidi Mohammed, Les Hawz-s de Tlemcen – Anthropologie d’une identité locale, Thèse de Doctorat en sociologie, Université d’Oran, 2011.


Notes

[1] Cette recherche a porté sur les  travaux  suivants :

- Boutefnouchet, Mostefa, La famille algérienne : Evolution et caractéristiques récentes, Alger, SNED, 2ème ed., 1982.

- Khodja, Souad, A comme Algériennes, Alger, ENAL, 1991.

- Adel, Faouzi, Formation du lien conjugal et nouveaux modèles familiaux en Algérie, Oran, CRASC, 1995.

- Addi, Houari, « Femme, famille et lien social en Algérie », in Thiebaut, A. et Ladier, M., Famille et mutations socio-politiques. L'approche culturaliste à l'épreuve,   Paris, Ed. de la Maison des Sciences de l'Homme, 2005. Publié également in : http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/39/86/41/PDF/addi_l_femme.pdf

Voir également les recherches publiées dans la revue Insaniyat, Familles d’hier 
et d’aujourd’hui, n°04, janvier-avril 1998.

[2] Cette recherche ethnographique est une partie de notre thèse : Les Hawz-s de Tlemcen – Anthropologie d’une identité locale, Thèse de Doctorat en sociologie, Université d’Oran, 2011.

[3] Les résultats de cette enquête étaient présentées dans une communication au colloque national : « La famille et l’éducation entre la rupture et la continuité », Alger, 28-29 juin 2008, sous l’intitulé : « De l’éducation familiale en Algérie ».

[4] Les résultats de cette recherche étaient présentées à Japan Foundation, Tokyo, le 28 novembre 2008 sous le titre : « Famille, développement  et troisième âge : Approche comparative entre l’Algérie et le Japon ». A paraître dans la revue Insaniyat.

[5] Mohammedi, Sidi Mohammed, Revue des lettres et des sciences sociales, Faculté des sciences sociales, Université Ferhat Abbas-Sétif, n° spécial, 2009, pp. 404-419.  (en arabe)

[6] Les résultats de cette enquête étaient présentées dans une communication au colloque international : « Du milieu familial au milieu professionnel : Situations de harcèlement », CRASC, 6 - 7 octobre 2010, sous le titre : « La violence contre les femmes entre conditions de vie et éducation familiale ».

[7] Boutefnouchet, M., op. cit., p. 150.

[8] Ibid., p. 153.

[9] Addi, Houari, op. cit., p. 3.

[10] Mohammedi, Sidi Mohammed, Thèse, op. cit., pp. 47-48.

[11] Voir les résultats de l’enquête collective au premier chapitre.