Les Cahiers Du CRASC

Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle

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Les cahiers du Crasc, N° 20, 2009, p. 77-86 | Texte Intégral




 

Nadia BOUZIANE

 

 

 

Bouziane Benachour utilise un patrimoine générationnel, qui est la mémoire collective, jointe à l’Histoire,  pour tisser une trame pleine de rebondissements, à travers trois moments de l’histoire algérienne, nés d’un instant présent. L’auteur  donne son récit en pâture à un lecteur qui doit trouver son intérêt au milieu d’idées diffuses dite mémoire, avec toute l’ambiguïté  que cela comporte, la mémoire comme procédé physique, et comme genre romanesque. Mais dans le cadre de cette problématique d’aujourd’hui, l’auteur donne la narration pleine et entière au personnage féminin, un personnage haut en couleur  qui se définit généralement dans un cadre socio historique, pourtant les personnages féminins  posent de nombreux problèmes de repérage et d'identification. Il s'agit d'un objet difficile à cerner, illusion de la personne, indispensable au récit. Les personnages féminins ont  pourtant un rôle essentiel dans l'organisation de l’histoire : ils permettent et assument les actions, relient les situations entre elles et leur donnent du sens.

Dans ce roman : « sentinelle oubliée » les personnages accomplissent tous une tache particulière dans l’échafaudage de la trame ; (nous remarquons une absence totale de personnage en creux) ils sont tous motivés, et le système des personnages n'est pas complètement clos parce qu'il communique avec l'extérieur : avec les autres livres (intertextualité) et avec le lecteur. Nous trouvons les personnages de premier plan et les personnages secondaires, motivés aussi. Pour mieux comprendre une présentation des actants les plus prépondérants s’impose :

La narratrice

La narratrice du texte, c’est elle qui, au début une ( voix off), nous invite dans le drame clos, elle  ne se décrit pas physiquement, uniquement moralement elle fait une description minutieuse, de ses états d’âmes, de ses humeurs : intrinsèque à l’histoire,  son nom est « Saadia » qui veut dire en arabe l’avenir heureux, elle  symbolise l’avenir ; éternelle rebelle, elle raconte ses mésaventures avec sa grand-mère qu’elle n’arrive pas à comprendre, avec sa manie et son acharnement : «Son insistante sollicitation de l’esprit chahid m’agaçait. A chaque fois, c’était la même rengaine et à chaque fois je me devais de l’écouter réinventant la même histoire. A croire qu’elle ne vivait que pour ça. Son passé lui servait de présent et elle en usait sans modération  …» [S.O. p.21].  Et sa propre mère qu’elle n’arrive pas à cerner, passive et silencieuse, « Son rôle de maîtresse de maison « légitimé » par le livret de famille, avait été limé à la source. Au franchissement du seuil de son nouveau foyer « le tombeau de la vie » comme le définissait l’imam à la voix fluette qui habitait dans le logement de fonction, attenant à la maison de dieu. Je devinais ce qu’elle entendait par-là.

Depuis, ma mère avait appris ce que soumission au tumulte voulait dire. Elle, la proscrite du penchant. Elle qui vit l’incompatibilité depuis sa nuit noce et qui résolut à n’opposer aucune forme de  résistance pour ne pas grossir le pavillon des dépressifs mais son plus grand malheur reste sans contestation… », [S.O. p.23].  La situation de son pays et le terrorisme ;  elle qui est jeune et qui  ne peut vivre à cause de cette décennie  noire : «  je mentirais si je disais que je n’ai jamais étais heureuse avec mes idéaux, écolière je m’imaginais médecin de pauvre, architecte de maison …psychologue au service des enfants traumatisés par le terrorisme…» [S.O. p.60]. « Nous subissions une parenthèse de vie effroyablement étirée ».

C’est une rêveuse qui décrit l’horreur qu’a connue et que connaît son pays en rétorquant aux remontrances de sa grand-mère,  qui estime, que les gens ont oubliés, qu’elle a eu sa part de malheur.

La grand-mère « mémé »

«Ce n’est pas à un recueillement que je me livre mais à une réécriture de l’histoire et à ma manière insistait-elle » [S.O. p.19]. Cette phrase résume pratiquement la quête de la grand-mère et  le rôle qu’on lui a attribué (chercheuse d’os).

Personnage problématique, anti-héroïne, frôlant l’aliénation, intolérante vis-à-vis de la vie menée par cette nouvelle génération, cette dernière, qui ne veut qu’une seule chose oublier, garde fou d’une mémoire «habitée par je ne sais quel esprit, grand-mère était pratiquement envoûtée par ce passé qu’elle revisitait cycliquement par le biais de cette mystique et mystérieuse cérémonie de comptage. Contemplative, hébétée, il lui arrivait de s’adonner à la vérification de sa collection ossuaire » [S.O. p.19]. Ce personnage incarne la famille traditionnelle, la grande famille avec l’extension, la mémoire ; on commence au début du roman à découvrir ce personnage en énumérant ses activités, nocturnes, la description physique n’en est faite, que partiellement, par bribes elle est présentée avec un voile de brume, et ce pour ménager le mystère ou parce que, simplement, l’auteur ne se rappelle pas très bien de l’époque qu’elle désigne, c'est-à-dire la révolution et la lutte de libération nationale ? Suite à cela la description, est plutôt, centrée sur le psychologique ; cette vieille femme était conservatrice mais avec une grande liberté d’expression, et surtout de pensée, dans son monde à elle, plongée dans des réminiscences : « Les réminiscences constamment à l’affût, Grand’mère ne pouvait admettre que l’on puisse vivre sans point d’ancrage (…) « C’est inadmissible »reprochait-elle le ton cassant. Qui ne veulent pas cesser [S.O. p.24], inconsciente mais sublime fière, ambiguë et folle comme l’époque qu’elle incarnait.

La bru ou la belle fille 

La bru est l’actant qui a le plus bénéficié d’attentions, décrit avec minutie, elle incarne la poste-indépendance, calme et résignée, « Témoin impuissant et horripilé, ma mère préférera ne porter aucun jugement sur le comportement de grand’mère. En rogne contre elle-même, lasse de son individualisme, lasse d’elle-même, elle laissait couler le temps « parce que la terre continuera de tourner avec ou sans mon consentement » avait-elle coutume de répéter dans cette passive indignation. Humble et soumise elle s’est découverte une nouvelle vocation : l’observation neutre. Elle avalait ses amertumes sans éprouver le besoin de se confier à qui ce soit réitérant à l’occasion son dicton de toujours « Celui qui voudra posséder la terre entière, la cèdera tout entière ». 

N’éprouvant pour sa belle-mère aucune espèce d’attachement particulier, ma mère tenait strictement à sa ligne de conduite première, l’abstention. Les agissements pour le moins singuliers, de grand’mère, ne l’indisposaient pas outre mesure « Pourquoi m’alarmer  puisque la cohésion de la famille n’a jamais pris en compte mon avis ? » Me rabrouait-elle, sans prendre le temps de la réflexion, avec détachement, dans un moment de grande lucidité.

Le dédain de grand’mère n’avait pas tué sa personnalité, il l’avait ajusté. La situation entre les deux femmes resta stationnaire. 

«Ne t’emporte pas plus que d’habitude, tu apprendras à découvrir ta grand’mère avec le temps » se défendit-elle, se cantonnant immédiatement dans le rôle qui lui allait le mieux, le retrait. L’âge mûr avait accru sa tendance à la mesure. Elle avait dépassé la cinquantaine de quelques poussières et ne montrait plus les cheveux soyeux qui lui ornaient les tempes. Elle avait blanchi sous le harnais dit l’adage.

Son rôle de maîtresse de maison « légitimé » par le livret de famille, avait été limé à la source. Au franchissement du seuil de son nouveau foyer « le tombeau de la vie » comme le définissait l’imam à la voix fluette qui habitait dans le logement de fonction, attenant à la maison de dieu. Je devinais ce qu’elle entendait par-là.

Depuis, ma mère avait appris ce que soumission au tumulte voulait dire. Elle, la proscrite du penchant. Elle qui vit l’incompatibilité depuis sa nuit noce et qui résolut à n’opposer aucune forme de  résistance pour ne pas grossir le pavillon des dépressifs. La nouvelle occupation n’était rien en comparaison des inimitiés qu’elle avait subie en tant qu épouse fraîchement débarquée de la ville. « Ma vie n’était qu’une suite de mauvaises surprises dans un échelonnement où mon avis a très vite, compté pour du beurre » ravala-t-elle, sans entrer dans le détail, la voix abîmée, un jour d’abattement dans cette maison qui respirait un peu trop, l’hypocrisie en couches successives. Assez tôt, elle avait bridé son envie de se battre, se laissant vivre au crochet d’un mari lui-même assisté.

Parfaitement insouciante de quoi sera fait demain, elle escamotera ses avis dans une sorte de désespoir serein et ne lèvera pas le petit doigt pour contrarier l’atmosphère superstitieuse qui s’était déversée sur le foyer familial ». [S.O. p.45]. 

Personnage qui relie deux générations : celle de la mémé et celle de la petite fille, et c’est là, le seul rôle qu’on lui attribue, relier deux forces, tout en gardant sa passivité. Son silence est plein d’explication, ce personnage utilise ce silence,  comme si c’est la résignation d’une époque, sa passivité a donné naissance à la petite fille ‘Saadia’ et par extension à la décennie noire. Elle se sent presque coupable, pleine de désillusion, face à  ce passé proche.

Le père 

« Mon père, retraité de fraîche date et néanmoins blasé depuis un bail déjà (…) A soixante années et des poussières, Il  était encore collé aux jupons de sa mère. Une mère étonnamment consentante à dénouer son gros mouchoir afin de lui remettre une partie des billets froissés que le subtil facteur du village lui a compté contre un petit pourboire et un thé à la menthe consommé sur le seuil de notre demeure. Ce « prêt » jamais remboursé au demeurant, se faisait en toute hâte car le papa ne tenait pas à ce que le reste de la famille soit mise au courant. Sa fierté de chef de famille déjà mal au point en serait malmenée ».

En effet toute la vie du père  avait été  traquée par les gênes financières, le carnet de crédit chez l’épicier, les fins de mois difficiles, les virements qui tardaient à arriver. Personnage odieux, presque affreux, qui est le seul point en commun existant entre ces femmes, son seul centre d’intérêt demeurait l’argent, « Qu’à part la pension, rien d’autre ne semblait donc subjuguer le papa, dans notre vie de famille. J’en étais venue plus d’une fois à me demander s’il ne tentait pas par ce comportement, à se désister totalement un jour, de son rôle de chef de famille. » Passible, stoïque, face à sa femme et sa fille, Il avait trouvé un autre loisir que de s’occuper des besoins domestiques de son foyer.

Insensibilité aux choses de la maison, et à sa famille à part sa mère adorée, le portrait de ce père est fait avec un arrière goût d’amertume. Le seul qui représente la gente masculine,  retraité des chemins de fer, l’auteur en dresse un tableau peu reluisant. Il est passif pourtant il requiert de l’antipathie. Mais on devine derrière le discours qu’il tient, l’existence d’une douleur profonde, un malaise « on ne nait pas comme cela on le devient ».Personnage problématique, notamment avec le rapport entretenu avec sa mère, puisque nous observons que le roman regorge de situations où l’adoration du fils pour la mère prend le dessus : « la faveur filiale se déclare chez les personnages adultes sous la forme d’un désir ouvertement œdipien .le culte de la mère qui nourrit l’inconscient culturel de toute la société méditerranéenne (…) l’amour filial va jusqu’à prendre l’accent obsessionnel de la passion et cet excès signe de la dépendance sentimentale de celui qui l’avoue (…) le personnage maternel apparaît comme garant de l’identité du fils. Par l’image de la mère s’élabore le champ référentiel et permanant de l’enfance, la conscience nostalgique et aimantée du passé »   Constamment avec sa génitrice, ce personnage ne peut se défaire du lien filial « A soixante années et des poussières, Il était encore collé aux jupons de sa mère. »

En tant que signe linguistique, le nom est un signe arbitraire  mais cette notion s’estompe en littérature et le nom devient  une marque singulière qui apporte une charge identitaire et qualifiante du personnage. C’est une composante essentielle dans la machine narrative. Le texte de « sentinelle oubliée » en est truffé, c’est pour cela que des figures de l’Onomastique, comme charge identitaire, sont de mise pour une meilleure compréhension du processus narratif, et cela, toujours, bien sûr, dans le cadre de la  présentation des personnages.   

Onomastique et sobriquets

Le nom propre en littérature peut se charger de signification au même titre que les autres codes linguistiques du texte; participant à la littérarité du texte, il cherche une motivation phonique et morphologique, qui n’a rien a voir avec son origine appellative. Le choix du nom peut orienter le lecteur sur les qualités ou défauts que l’on veut prêter au personnage, consciemment ou inconsciemment, par conséquent le nom devient motivé et non arbitraire. Cela nous intéresse dans la mesure où l’origine appellative fait appel à la culture et à la mémoire collective. Une figure linguistique a été rencontrée lors de la lecture.

Cette figure est l’onomatomancie qui veut dire prédire à travers le nom la qualité du personnage et sa fonction; Maurice Malho (S.E.L.1984 p : 88), ici un exemple est à citer du texte, celui de Saadia (la petite fille)  qui veut dire en arabe l’avenir heureux, mais cela peut avoir un autre référent, religieux cette fois-ci puisque essaadia, est celle qui a donné le sein au prophète, le référent est motivé.

Prenant l’exemple de la petite fille, avec laquelle discute Saadia, celle qui est muette qui s’appelle, Hajira, « fillette de dix, Hajira m’aidait en fait à tout relativiser (…) « Elle a été recueillie à dix mois  par des parents à lointaines lignées qui lui ont préféré le prénom de Hajira à celui de Dourra. Née du mauvais côté de la barrière ». Ce nom a en arabe une double signification : la première c’est la « semence », la seconde c’est le « mal ».

 Connaissant les conditions de la venue au monde de ce bébé, on peut facilement en déduire  la triste symbolique de celle qu’on a abandonnée, la signification de cette appellation, et c’est aussi le clin d’œil, et le point commun entre les deux ouvrages de l’auteur puisque c’était dans « dix années de solitude » le  bébé illégitime de l’héroïne qui répondait  au nom de Douara. « Taisant les épisodes douloureux qu’elle avait vécus dans ses nuits d’errance en compagnie d’une mère surprise par les affres de la ville elle était femme à 10 ans » (…) pour une SNP (une sans nom patronymique elle était superbement blindée… »  [S.O. p.121]. Son rôle dans l’histoire est : la confidente de « Saadia », un vis-à-vis, un  enfant du viol dans les casemates terroristes et surtout muette qui ne fait qu’écouter, en spectateur, une vraie victime.  

Nous pouvons déduire que ses noms n’ont pas été choisis par hasard (semence du mal).

A rappeler que l’usage de la prénomination maghrébine et arabe en général installe une différence assez nette entre le genre masculin et le genre féminin. La frontière entre les sexes est plus ou moins bien gardée par une couverture : le prénom. Le prénom masculin a toujours cherché à se différencier du prénom féminin par le fait que ce dernier comprend générale­ment la désinence, la terminaison en ‘a, exemples : Châdli / Châdliya, Habîb/Habîba, etc. Cependant, il nous suffit de penser aux prénoms Talha, Usâma, Hamza, etc. qui sont des prénoms d'hommes et qui se terminent en a pour réaliser que ce critère n'est pas toujours valable. Par ailleurs, nous avons de nos jours de plus en plus de prénoms « unisexe » tels Rajâ qui est aussi bien un prénom féminin que masculin, mais aussi Wi'âm, Sabâh, etc. ce qu’on ne trouve pas forcément dans les noms des autres personnages, car l’auteur s’est appuyé  sur des noms anciens, qui font appel à la culture arabo- musulmane.     

Les personnages sont cités en toile de fond, nous les apercevons à travers les impressions qu’ils laissent sur l’héroïne. Ils sont décrits, non pas parce qu’ils sont essentiels, mais parce qu’ils donnent une touche de réalité, cela n’atténue point de leur importance dans le récit, on leur a prêté des sobriquets, des petits noms pour rendre la vie gaie ou caractériser les personnes. Le sobriquet est une autre figure de l’onomastique, créé essentiellement sur une base et une caractéristique physique ou morale du nommé, rappelant que la spécificité du sobriquet dans le système anthroponymique est d’être essentiellement au moment de sa formation descriptif ; il sert fréquemment à exprimer une caractéristique physique ou morale, particulière du personnage nommé, sur la base de la moquerie, du jeu ou de la comparaison. La motivation du sobriquet se situe aussi bien chez le nommé que chez le nommant. Prenant l’exemple du personnage :

Bouchakor, c’est le seul qui prend en charge la notion de l’humour, une fresque sociale qui veut extraire du laid une part de beau et d’espoir « La visite de Tonton Bouchakor remplissait d’aise mon papa. Ce dernier redevenait enfant, espiègle et insoucieux, et son côté maussade disparaissait presque par enchantement quand « le bourlingueur des mers du globe » pourtant cette appellation est transcrite en langue latine si on en fait la traduction intégrale : le père de la hache, des schèmes violents comme la décennie noire, utilisant n’importe quelle arme crée un écart qui fait appel au vécu, au quotidien, de ceux qui vivaient dans les hameaux avec, la peur au ventre et surtout avec n’importe quelle arme, afin de se défendre.

El-Äaouni El-Garde : Sobriquet construit sur la base d’un nom de métier : garde champêtre. Un champ lexical explicite de la mémoire, a rappelé également que ce titre, existait lors de la colonisation  

Zitouni El Commandar : Sobriquet construit sur la base d’un nom de métier (idem) écoulement linguistique, interférence due à la langue arabe : El Commendar ici  veut dire en français le commandant. Un champ lexical, et des schèmes, explicitant les titres de l’armée, là encore on fait appel à la notion de guerre 

Ammi Mokhtar : « Oncle Mokhtar » l’oncle choisi « le boucher du village prêtre incontournable du désir d’éternité (…) [S.O. p.162]). Personnage plein de contradictions, référant de la décennie noire, bourré de paradoxes, il est présenté comme un pathétique moujahid émasculé, un imam cocu, un fils de Chahid, un boucher qui « se séparait rarement de sa cigarette à base de kif qui trônait fièrement à la commissure des lèvres. Ce consommateur invétéré de cannabis assumait pleinement cette inclination  pour cette drogue, en bourrant, tassant et enroulant  sa cigarette entre ses doigts, devant tout le monde et sans gène aucune devant les villageois qui connaissant  sa dépendance avérée de cette herbe hallucinogène, qu’il cultivait lui-même, d’ailleurs, dans un enclos entouré de tôles ondulées de récupération, ne lui tenait nullement rigueur. Leur aversion religieuse contre le chanvre indien était vite aplanie par les prix préférentiels accordés par le boucher fumeur » [S.O. p.121].